Ce matin la Muguette
N'a pas donné son lait
Et comme une tempête
Elle est partie au pré.
Hier soir à la télé,
Elle a vu ses consoeurs
Accusées et jugées
Par des monstres sans c?ur.
Ce matin la Muguette
A le cerveau en feu
Parce que si rien n'arrête
Ce sombre petit jeu, 
Elle sait qu'un jour viendra
Où sur nos verts coteaux, 
Le silence règnera
Comme au fond d'un tombeau.
Mais combien de débats
Faudra-t'il écouter
Et combien de combats
Faudra-t'il donc mener
Pour croire en l'avenir
D'un monde un peu plus doux,
Et pour enfin sortir
De ce monde de fous ?

J'ai arraché un bout de toile
A l'étoffe du temps
Sans arrêter de tourner les pages
Avec lesquelles s'amusait le vent.

J'ai emprunté au Soleil ses rayons
Pour éclairer les temps profonds
Où tu t'enfonces, dans l'éternité
De l'Absence, et j'ai bu ton silence.

Dans une confusion étrange,
J'ai mélangé Passé, Présent,
Et puis, j'ai ressorti la boite
Pour rechercher ce qui était dedans.

Poussière et ongles cassés
S'étaient mêlés au sang
Pour l'éternité, sur l'instant ?

Donne moi LE TEMPS D'UN SOUVENIR?
Afin qu'il puisse me tenir chaud
Quand sonnera à l'hiver de MA vie
L'heure fatidique de mes jours de gris !

Accorde moi cet instant de TA vie
Pour que j'en fasse la plus belle 
La plus somptueuse DE TOUTES
LES SYMPHONIES?

Offre moi?pour une fois,
Ton jeu de main et tes caresses 
Sur les touches du clavier de ma vie.
Fasse que ton souffle chaud ce soir
Vienne sur mon cou et mes oreilles
Pour m'insuffler son vent de folies.

Partage avec moi une seule de TES heures
Afin que JE m'en souvienne !
Et que je la préserve comme un cadeau
Plus précieux que l'argent et l'or
Offerts par un Roi à SA Souveraine?

Emerveillée par tant de grâce
Noyée d'amour et de tendresse
Au fil des jours de ses ivresses

Accumuler de jours en jours
Autant de rêves et de folies
Devenir sang ! Souvent pour RIEN?

Creuser sa vie pour mieux la perdre
Pleurer des larmes enchanteresses
Se trouver seule en face de RIEN !

Partir au loin chercher des caresses
Dans d'autres mains, perdre jeunesse
Revoir les aubes et les matins?.

Rester si seule face au destin !
Aimer pour rire, liée pour RIEN?
En face de l'autre, rester si loin.

Pour oublier dans les ivresses
Chacun de ses nouveaux matins
Et retrouver dans chaque réveil

Le bonheur de voir et de revoir
LA BEAUTE DU JOUR ?.qui vient.

Ne me dis rien !
Si, l'obsédante marée
De mes vagues de brume
Sous une mer d'or-noir
Peuplée de rêves fous,
Dont les reflets trahissent
Encore l'amour sous la lune,
Que je te porte, en vain !
Se change en reflets roux !

Ecoute plutôt le bruit du vent ?
Il chante seulement mon infortune
D'avoir aimé SI TARD, SI FORT,
AUTANT !...
Ta vie, ton regard, tes vingt ans !
Ne me dis rien encore !
Quand, du vent les caresses
Me glissent sous les flancs,
Retiennent MA JEUNESSE !
Sur le bord de tes champs.

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